Ayayay s'est prêtée avec patiente à un électroencéphalogramme le temps d'une nuit. Voici les résultats :

Chronique d’une nuit.

(photo Steve McCurry)

En Afrique c’était la guerre. Concert plus qu’extra avec Luc Plamondon. Malheureusement il est interrompu car dans le spectacle on doit mettre des menottes à un bébé et les autorités ne sont pas d’accord. Une amende devrait s’en suivre mais comme les musiciens de hautbois faisaient parti d’un régiment ils ont dû arrêter le spectacle de toute manière.

Dans la rue des coups de feu. Des gens sont tués. Je suis quelqu’un d’autre, une autre fille. Je cours sur les murailles et les toits en cherchant quelqu’un et en répétant une même phrase que j’ai oublié.

Quelqu’un d’important vient dans le village. Je tombe d’un toit devant lui. C’est un dessin animé sorcier très musclé. Il me veut. Il me plaque contre un mur de sable et colle son corps au mien. Ses yeux ébène me fixent et l’odeur mielleuse de sa peau me monte à la tête. Je succombe, il me sauve et me permet de partir.

En parallèle je me ballade dans les rues avec un commandant Africain et Maman. Mon genou me gratte. L’Africain prend dans le frigo une crème que je dois mettre. Elle sent la barbe à papa et réveille mes sens. Je cours le long de la muraille retrouver mon sorcier semi dessin animé. Il m’effleure, me caresse, me présente un baton de bois à mastiquer. Il a comme un goût de mangue et de fraise. Ca me plait.

Je cours vers lui sans l’atteindre. Il est nu. Je cours le plus vite possible je ne l’atteint pas. Le souvenir de l’odeur de son corps me permet de courir plus vite.

STOP

Réveil en sueurs et frustrée.