J’étais au restaurant avec un ami qui est très cher à mon cœur mais pas à mon corps. La table mitoyenne comportait un groupe de quatre mâles hétérosexuels en mal de filles en plein dîner pseudo viril. Chacun ayant sa discussion propre tel que les rencontres galantes où les combats entre mâles de différentes tribus. Peu à peu ils nous prennent à parti et nous entrons dans la conversation.

Le Mâle n°1 le plus proche de moi et le plus attirant me monopolise toute la suite de la soirée. Et après la periode de chasse assidue j’accepte ma position de gibier et lui cède mon numéro de téléphone. Le temps passe et un jour : « driiiiiiing driiiiiiiiing ». « Salut c’est moi, Mâle n°1, ça te dirais d’aller prendre un café avec moi un de ces quatre ? Toute naïve et concon que suis-je j’accepte volontiers cette banalité quotidienne de la vie d’un jeune à Paris ou tout autre grande métropole où les cafés et les amis existent.

Jour du rendez vous : Bien à l’heure et bien reluisant d’éclat stylistique Mâle n°1 vient me chercher en voiture le VENDREDI soir en question. Il demande à passer chez lui cinq minutes : un oubli. Il me propose de monter avec lui me signalant que ses parents sont absents juste pour quelques secondes. J’accepte, pleine d’hésitations.

Là je fais une pause ; vous pensez que l’histoire va se terminer sur un truc trash où il va me sauter dessus me plaquer sur son lit et me faire l’amour sauvagement. ERREUR !

Continuation : A l’arrivée les parents sont bien présents, la table est mise pour sabbat et les parents : « AAA vous êtes enfin là !! on attendait plus que vous !! » C’est comme ça que je me suis retrouvée dans un guet-apens par Mâle n°1 : beau gosse proche des 25 ans en pleine puissance physique et beauté incroyable. La peur s’empare de moi quand l’oncle demande depuis combien de temps sommes nous ensemble et que Mâle réponds en mettant sa main sur ma cuisse (alors que je n’ai jamais effleuré ses lèvres) « bientôt 2 ans !! » Sur le cul, je ne peux rien dire. En partant Mâle me raccompagne et essaie de m’embrasser dans l’ascenseur ! Je veux rentrer chez moi il me propose de m’accompagner. Je donne une fausse adresse et rentre à pied !

Trois semaines plus tard : toujours aussi beau et à succès, le mâle m’envoie toujours des déclarations d’amour enflammées sortie d’un élan venu d’on ne sait où.

2 ans plus tard : je n’ai toujours pas trouvé d’explications qui tienne la route.

Fin


*** photo : Ilan Rubin