Le projet de fusion de GDF / SUEZ (et donc privatisation de GDF) est contesté par la gauche qui voit en lui un projet anti-démocratique.

«Nous sommes contre l'idée de privatiser GDF, car, au moment de la crise énergétique, avec l'augmentation du prix de l'énergie et les risques climatiques, l'Etat doit garder sa capacité d'action.»

En attendant, hier, l'opposition a déposé 137 449 amendements. Record national voir peut-être mondial. Voilà comment la gauche s'est répartie le boulot : 43 693 amendements pour le PS, 93 654 pour le PCF. En sachant qu'il faudrait dix ans pour examiner tous ces amendements, ceci équivaut à un blocage.

Je suis assez partagé sur cet évènement.

D'un côté, je trouve une fois de plus que la gauche se comporte de manière infantile. C'est limite pathétique de perdre son temps à fabriquer 137 449 documents, gaspiller du papier, de l'argent, du temps et déposer tout ça fièrement sur une table. J'imagine bien Jean-Marc Ayrault tirant la langue "bisque bisque rageeeuuu!"

D'un autre côté, moi qui dans le billet précédent me délectait de la destruction de 1 000 000 de livres sterling et vantait d'autres performances de ce type, je peux difficilement éluder le côté happening génial et provocateur de cet acte politique... Après tout, c'est le fonctionnement de la république qui est pathétique puisqu'il permet de genre d'abérration. Et que la gauche utilise légalement ces faiblesses pour contester une idée est finalement plutôt pertinent.


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