TOI

Je ne sais par ou commencer ou comment établir une introduction face à ce que j’ai à t’exprimer et que tu ne saches déjà.

Un an….déjà, tu me diras… C’était joli, des moments rares mais intenses, un souvenir de train flotte encore dans ma tête…Bref comme tu peux voir quand il s’agit de se dévoiler je ne mets pas vraiment les pieds dans le plat, je suis plutôt naze, mais bon je me suis dis : « A., on ne vit qu’une fois, des calottes tu en prendras bien d’autres dans ta vie, vas y ma cocotte fonce…au pire y a les kleenex qui existe voir les sopalins ! »

Bref, je me lance je ne me lance pas…ca me titille depuis je ne sais combien de temps…Non je te parle pas de bain la ! Enfin du moins pas encore !!!!

Comme tu le sais…Tu es la encore et toujours, il n’existe pas un jour ou tu n’es pas avec moi en pensée. Quand j’essaye une nouvelle histoire, durant ces moments, je feins de t’ignorer, tu commences à comprendre et reviens me demander comment je vais. Pourquoi tu fais ca, je ne le sais pas, toi seul est au courant, jamais tu n’as voulu m’en donner la raison, c’est tout à ton honneur…et le jeu recommence, notre fameux jeu : un chat-une souris ou bien une chatte et un rat…ca c’est chacun son interprétation, mais une chose est sure, c’est que l’on se manque…même si tu me l’as admis à demi mot la dernière fois quand je te demandais de flatter mon égo, une lueur s’est faite…Mais, car il y a toujours un mais, je crains que l’on ne puisse plus pouvoir continuer ainsi…J’essaye désespérément de jouer le rôle de la bonne copine sympa, bourrée de qualités (et tout court dans tout les sens) et rigolote que je suis ; car oui monsieur je suis une personne drôle et pas seulement froide, hautaine, garce, hystérique et salope enfin la mante qui tu décèles ce seul coté brut que tu connaisses de moi…

Jamais au grand jamais je n’ai pu être naturelle à ton époque. Je me revois là en train de me former une image qui n’est pas la mienne dans le but de te plaire enfin d’essayer, adopter des attitudes si loin de ce que je suis vraiment tel que mes amis me connaissent, pourquoi ce masque ? Je ne peux l’expliquer, peut être le sentiment d’être moins ou pas assez bien pour toi…Je pense, avec le recul, qu’il y avait une sorte de soumission face à la personne que j’adulais…de toute façon tu me diras que cela va de paire. Mais quand je me remémore, ô combien, cela a pu me rendre folle, je regrette…et aurais du rester celle qui t’as répondu : « Non Juliette ce n’est pas moi, plutôt A. (et me dis pas Marquise des anges pauvre tache ; c’est ce que j’ai pensé sur le coup !) ».Et en rester la. Mais non il a fallut que tu me branches bouffe, gite et rugby et pour finir tu m’as achevé en enlevant ton bonnet dans ce troquet à nation à 6h du mat en me disant : « merde j’ai pas de monnaie »…et ca y est j’étais amoureuse.

Car mon grand dilemme face à toi, c’est que je connais, peut être, le véritable sens d’aimer quelqu’un et d’en subir toutes les conséquences douloureuses qui s’en suivent quand cela n’est pas partagé. Je crois qu’au jour d’aujourd’hui je comprends, enfin, la douleur ressenti par mon ex Roro quand je lui ai annoncé mon départ. A la différence près que pour ne pas le faire souffrir j’ai définitivement coupé les ponts, en même temps il m’y avait aidé en me piquant mon appareil, le saligaud ! Je ne sais plus quoi faire, quoi dire comment agir face à toi : toujours peur de dire un mot de travers, un geste mal interprété… je n’arrive pas à prendre les devants…Souviens toi quand tu m’as fais la remarque, que c’était toujours toi qui était entreprenant…bah même ca, cela vient du fait que je ne sais pas…tu es mon mystère…Tout est lié….

A. à vif


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