On le savait déjà que là où il a de l'argent, il y a de belles filles. On savait aussi que là où il y a des oeuvres d'art, il y a de l'argent. Il est donc normal qu'il y ait de la bombasse à la FIAC. Mais ce qui est très étonnant c'est qu'elles ne sont pas toutes accompagnées de leur mac en mocassins et chemise blanche sous petit pull Ralph Lauren col en V. J'en ai quand même croisé quelques unes au bras d'un cinquantenaire orangé et gominé mais la nouveauté c'est qu'elles sont capables de venir seules admirer ses trucs accrochés aux murs. En fait, on trouve en grande majorité de la bobo intello qui bosse dans le milieu. Super séduisantes aussi. La petite robe pull Paul and Joe virevolte avec aisance au milieu des installations. L'énorme sac Chloé en cuir marron sur l'épaule bourré avec une écharpe de 25 mètres de long par contre c'est moins pratique hein? On effleure un Soulages, on raye à moitié (avec le cadenas) un Pahlavi...

Plus sérieusement, et ça explique peut-être la présence de cette horde de fashionistas, c'est la première année que la FIAC pénètre dans Paris. D'habitude releguée Porte de Versailles (pas facile d'aller là-bas en talons éguilles), la foire débarque en grande pompe dans deux des plus beaux lieux de la capitale. Martin Béthenod (commissaire d'exposition) et Jennifer Flay (directrice artistique) ont peut-être réalisés leur rêve. Au Grand Palais, on oublie presque le côté "foire". On a l'impression d'être dans un vrai musée. Le musée le plus complet au monde.

Quelques pauvres photos en vrac pour conclure. Je n'ai pas pris de notes sur les oeuvres et de toute façon il y a beaucoup trop à dire ou à montrer. Vous irez l'année prochaine et c'est tout.


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