dimanche 31 décembre 2006

JUSTE ASSEZ GRAND

Les techniciens Siemens en train de m'installer mon Remote Expert Center. Je l'ai mis dans le salon. Près de la cheminée. Il me fallait bien ça pour continuer à rédiger des notes aussi interessantes.


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samedi 30 décembre 2006

CHRISTOPHE LAMBERT?

Mairie du Vème, aujourd'hui.

Benjamin s'inscrit sur les listes électorales. Dans la queue, devant lui, un grand type avec plein de papiers. Il est perdu. Il se renseigne auprès de Benjamin. Sa tête lui dit quelque chose. En l'aidant, Benjamin lorgne sur son passeport.

... LAMBERT ...

Certain qu'il s'adresse à Christophe Lambert, il demande : "Vous n'auriez pas un lien de parenté avec Christophe Lambert?"

Réponse très sèche de l'interessé apparemment vexé : "Non, moi c'est Lambert Wilson. Les gens confondent souvent, je sais..."

Benjamin en rajoutant une couche : "Mais vous ressemblez quand même beaucoup à l'acteur français..."

Lambert Wilson excédé lui coupe carrément la parole : "Non rien à voir, je suis W-I-L-S-O-N Lambert!!!"

Fin de la discussion.

Vous aussi, adoptez l'attitude "je rentre d'une île déserte". Adressez-vous à un people en lui faisant croire que vous le confondez avec un autre (has been si possible). Et insistez lourdement. Vive les élections sinon.


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jeudi 28 décembre 2006

TU PEUX RENTRER CHEZ TOI

Aurore a un ami que l'amour a amoché. Depuis il est odieux avec les filles. Il leur fait payer les souffrances endurées. A sa dernière victime, un peu détachée au début, il a fait croire qu'il était gay. A son contact, comme par enchantement, il se sentait pousser des ailes, il sentait le vent tourner. Quelle bizarrerie! La fille craqua en peu de temps et se retrouva dans son lit. Une fois les couilles vidées, notre imposteur lui tapota la tête et déclara : " tu peux rentrer chez toi maintenant ma petite..."


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C'EST DIT

Bouh! C'est pas bien d'utiliser un blog pour faire passer des messages personnels. Quelle lâcheté ou quel opportunisme. Au choix. J'arrive assez bien à ne pas le faire. Avouez que je n'ai pas trop communiqué avec ma blonde via ce blog, non? J'ai été plutôt pudique. C'est bien.

Juste une petite entorse au règlement intérieur du postit : Lou, tu es cool. On se voit très rarement, on est très différent, on a parfois l'impression de n'avoir rien à se dire, mais au fond je sens comme une espèce de compréhension muette. On voit très clair dans la personnalité de l'autre alors qu'elle nous est complètement étrangère. Au pire, on est d'accord sur la qualité du saumon du Kilala. Merci de m'avoir - presque - épargné avec tes récits de soirées alcoolisées.

Remettons ça régulièrement.


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mercredi 27 décembre 2006

TOUT EST NORMAL

Je nectarise juste le blog. Il n'y a pas de problèmes techniques.


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mardi 26 décembre 2006

LA VIE...

Quelle petite friponne la vie. Elle peut à la fois être créatrice de ça comme de ça. Le mythe de l'égalité des chances. La grande mascarade! Que pensez-vous du concept de la fille partouze? La petite amie qui te suce à deux? Deux fois plus de plaisir?

Moi je reste surtout terrorisé par la perfection des seins de la danseuse. Vrais ou faux?

VIE! C'est à toi que je m'adresse. Tu es une vraie salope. Tu es capable d'enfanter un monstre à deux têtes. Tu es assez cruelle pour lui permettre de vivre. Tu es même assez vicieuse pour lui permettre d'être heureux. Tu arriverais presque à faire croire aux pauvres humains que nous sommes que c'est justement ça qui est beau. Une leçon de vie! Un exemple de volonté! Ta fourberie n'a d'égale que ta cruauté.

Tu es une sacrée catin, mais merci quand même. Vie, nous te saluons pour cette paire de seins et ce ventre divin.


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lundi 25 décembre 2006

JOYEUX NOEL


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dimanche 24 décembre 2006

EMBRASSER C'EST TROMPER

Comme à chaque fois qu'il passe à Paris, P.F. couche avec M.

"Embrasse moi un peu!"

"Non, j'aurais l'impression de tromper ma copine."

"Tourne toi, j'ai envie de te sodomiser"

"Non, tu m'embrasses pas, tu me sodomises pas..."

C'est ce qu'on appelle une fille dure en affaires.


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samedi 23 décembre 2006

COUDOUX

Faire des cabanes dans les arbres. Aller se baigner chez l'un, puis chez l'autre. Organiser des boums. Embrasser les filles pendant un slow sur Wind of Change des Scorpions. Faire du vélo dans la colline. Courir au bord du canal. Cueillir les olives. Lancer des balles de tennis le plus loin possible (sur l'autoroute). Grimper dans les cerisiers. Introduire un mélange de désherbant, de coca et de colle dans les boîtes aux lettres. Sauter depuis une branche de plus en plus haute. Se rouler dans l'herbe. Tripoter les filles dans les toilettes de l'école. Tripoter une fille dans ma penderie. Mater des films porno chez benjamin le mercredi après-midi. Coincer des abricots imbibés d'urine dans les poignées des voitures. Jouer aux GI's Joe dans le sable pendant des heures. Se construire un skate-park dans un entrepôt désaffecté. Tirer au lance pierre sur les tuiles du voisin. Dunker en sautant depuis un banc. Arracher un panier de basket. Conduire vite sur les petites routes de campagne. Couper les virages. Faire des freins à main sur le stade de foot. Casser des trucs. Ouvrir le crâne du voisin parce qu'on a jeté un bout de tuile en l'air sans regarder. Se faire renverser par une voiture en courant pour vendre un ticket de tombola. S'ouvrir le molet sur des débris de tuiles. Se déguiser. Se faire peur la nuit. Dormir chez l'un. Dormir chez l'autre. Se moquer de l'un. Se moquer de l'autre. Essayer de vider une piscine en faisant des bombes. Manger des gâteaux au bord de la piscine. Prendre la descente de la mort en skateboard. Se déchirer les genoux. Avoir en permanence des croûtes sur les genoux. Pleurer quand on doit enlever le pansement collé à la croûte en question. Grimper aux poteaux. Comparer le contenu du sopalin après une branlette collective. Se faire trainer par la joue par la maîtresse devant une classe remplie de filles. Dissimuler ses larmes. Mettre ses baskets sans les lacets avec la languette sortie. Porter le short fluo André Agassi à l'école et en être fier. Frapper de toutes ses forces sur la porte des toilettes à chaque fois que l'on passe devant. Dévisser les wc des toilettes de l'école. Inonder les toilettes de l'école. Boucher les toilettes de l'école.


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jeudi 21 décembre 2006

SANS RIEN

Je descends à Aix juste avec mon sac de cadeaux. Je ne prends aucun effet personnel. J'acheterai tout sur place.

Ne pas se déboîter l'épaule avec un sac trop lourd, ça n'a pas de prix. Pour le reste il y a ...


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mardi 19 décembre 2006

396 SUR FACEHUNTER

Samedi soir, alors que je jouais avec le briquet noir et blanc, Yvan du FaceHunter était derrière moi avec son manteau bleu et son appareil photo. Thibault et Vincent ont posés...

Thibault : la sucette, c'est pour faire passer le goût de la sauce barbecue?


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FRESH POP CORN

Pour les hommes aimant le cinéma, deux accessoires sont indispensables :

- la carte UGC

- le Popcorn Pocket Pussy


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dimanche 17 décembre 2006

AU MAUVAIS MOMENT

Tu es tellement mignone assise sur ton tamtam, les jambes croisées, les bras appuyés sur tes beaux genoux. Tu me rends le briquet que je t'ai donné pour que tu allumes ta cigarette. Je l'ai pris sur la table devant moi et je te l'ai tendu machinalement, sans prendre le temps de te regarder. Maintenant, je te vois mieux. Tu es une brune magnifique avec de grands yeux noirs. Mais tu as l'air si triste. Tes yeux sont humides, je n'arrive pas à savoir si tu pleures ou si tu souffres de la fumée. Je te demande si ça va et tu me souris en répondant oui. Tu as sans doute aimé mon air blasé car tu ne cesses plus de me regarder. En tout cas, à chaque fois que je tourne la tête vers toi nos regards se croisent. Notre entourage s'en rend compte. On me fait la remarque. Quelque chose est en train de se passer. Mais je pense à une autre qui ne pense pas à moi. Je n'ai même pas la force de faire ce que tes yeux réclament. Je préfère la fuite. En quittant la table, je fais quand même glisser le petit briquet noir et blanc jusqu'à toi. Petit présent pour me faire pardonner de n'avoir rien fait.


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vendredi 15 décembre 2006

DE LA JAMBE VOLUME 7 : CAMERON DIAZ

L'actrice la plus sympathique d'Hollywood fait en ce moment la promo de son nouveau film : The Holiday. En tombant sur la série de photos de l'avant première, je me suis souvenu que Cameron Diaz ne se résumait pas seulement à une peau du visage Verdunesque. Cameron, c'est aussi un corps de malade et une façon de s'en servir extraordinaire...

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jeudi 14 décembre 2006

TETE A TETE

Lepostit est le blog de l'amour par excellence, c'est bien connu. Et quand on évoque l'amour on peut penser à Sartre et Beauvoir, enfin pas forcément, mais là ça m'arrange. L'amour exceptionnel entre deux personnages exceptionnels, Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre. Une union libre, un mode de vie, symbole de l'existentialisme. De 1929, lors de leur rencontre à la Sorbonne, à 4 mois plus tard, lors du dépucelage de Simone, puis jusqu'à leur mort, ces deux personnages s'aimeront. Enfin presque... Car la réalité est plutôt une grosse mascarade médiatique. Une mise en scène destinée à entretenir le monument littéraire Sartre-Beauvoir et donc vendre des livres. Nous avions déjà quelques preuves, comme les correspondances de Simone de Beauvoir avec l'écrivain américain Nelson Algren ICI ou avec l'élève de Sartre, Jacques-Laurent Bost ICI. Toutes deux nous prouvent que Beauvoir n'était pas du tout aliénée à Sartre et bel et bien amoureuse d'autres hommes. Le mythique pacte d'amour était déjà bien ternit. Mais voilà qu'un écrivain américain en rajoute une couche : Hazel Rowley avec son livre Tête-à-tête sorti récemment. Elle nous révèle la vie décadente du couple. Sartre était un gros queutard, Beauvoir rabattait pour lui, n'hésitait pas à coucher avec des femmes pour les pousser dans le lit de son compagnon. En bref, ça devait bien partouzer chez les petits bourgeois de Saint-Germain-des-Prés et c'était plus proche des Liaisons Dangereuses que de Roméo et Juliette. On écrivait beaucoup mais on n'oubliait pas non plus de baiser. Et je dois avouer que ça leur fait complètement honneur. J'imagine bien le couple assis à la terrasse des Deux-Magots en train de choisir une proie parmi les jeunes filles passant devant eux. Bon esprit tout ça.

L'Existentialisme sans doute.


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mercredi 13 décembre 2006

PREMIERS PAS

Elle avait neuf ans. Tout l'été durant, elle chevaucha cet immense vélo beaucoup trop grand pour elle. Sur la pointe des pieds, elle atteignait tout juste les pédales. Mais en se déhanchant exagérement sur la grande selle en cuir noir, elle parvenait quand même à faire avancer son engin. Très rapidement, le frottement de la selle provoqua des picotements dans son ventre. Ou plus bas. En tout cas, ce n'était pas désagréable. Elle fit beaucoup de vélo cet été là...

Il avait onze ans. Avec ses copains, il aimait monter aux lampadaires du quartier. Complètement collé contre le cylindre métallique, il montait tout doucement, glissait un peu, remontait, touchait le sommet puis redescendait en glissant le long de la barre. De temps en temps, il ressentait comme des décharges électriques dans son bas ventre. Un jour, alors qu'il traversait une rivière dangeureuse imaginaire, à califourchon sur le dossier d'un canapé, le frottement lui fit complètement tourner la tête. Il vit des étoiles et un filet de bave lui échappa de la bouche...

Et vous, comment avez-vous découvert le sexe?


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mardi 12 décembre 2006

LES HYENES

En face de moi, un quai de métro exclusivement féminin. Chacune regardant soit ses pieds soit le dernier Glamour. Soudain, à l'extrémité gauche, un modèle de concours déboule. 1,85m sur talons, très mince, très blonde, très physique qui flatte. Elle commence la traversée du quai en longeant la bande podotactile. A ce moment là, les hyènes commencent à lever le nez. Leurs têtes se lèvent au passage de l'intruse, comme une réaction en chaîne. Elles la détaillent, des pieds à la tête, d'un oeil mauvais qui suinte la jalousie et l'envie. Les filles qui se jaugent entre elles me dégoutent encore plus que les mecs morts de faim qui matent comme des porcs dans la rue. Je suis toujours effrayé par le degré d'agressivité que l'on peut trouver dans le regard d'une fille en regardant une autre.

Vous êtes bien plus dangeureuses et cruelles que nous.


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dimanche 10 décembre 2006

RESURGENCE

Dans quelques heures je serai à nouveau vissé sur le fauteuil ergonomerdique du train à grande vitesse. Je vais lire La Porte Etroite de Gide. Je mise sur André. J'espère qu'il va m'aider à surmonter l'épreuve. Quitter ce soleil et ces yeux, voilà une épreuve. S'éloigner à 250 km/h avec le sentiment que c'est en bas que je suis chez moi. Vivement que j'arrive quand même...


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jeudi 7 décembre 2006

PEINTURES DE GUERRE

"Tu t'es battu mon fils?!"

Etonné par la question que lui pose sa mère, M. file à la salle de bain. Il a effectivement un peu de sang sur le visage. Il sourit. Dans l'obscurité, il ne s'était pas rendu compte que la fille avait ses règles.


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mercredi 6 décembre 2006

PIRATES

J'ai croisé un mec qui boitait dans le métro.

J'ai imaginé qu'il avait une jambe en bois dissimulée sous son pantalon. J'ai pensé flibuste. J'ai rêvé que la rame de métro était une taverne remplie de pirates quelque part sur une île de l'océan Indien. Ou que nous étions tous à fond de cale d'un steamer naviguant par vent largue à 13 noeuds. Ca sentirait le vomi et le chacal, comme dans le métro. Le grincement des rails serait le vent sifflant dans les voiles.

En fait, ça m'a surtout rappelé ce bar en Bretagne, à Quiberon plus précisément, dans lequel j'ai assisté, avec trois amis, à l'une des scènes les plus surréalistes de ma vie. Dès notre entrée, nous passons dans un monde parallèle. Des types torse nu, tatoués de partout, saoulés au rhum, dansant sur du zouk-techno en hurlant comme des animaux. L'un faisant l'équerre sur le comptoir, l'autre des pompes sur le sol, deux autres en train de faire un bras de fer. Une Gitane dansant au centre, pieds nus. Un vieux chien dégueulasse aboyant. Un vieux barbu grattant une guitare. Des filets de pêche suspendus au plafond. De la fumée. Un homme qui approche deux hauts tabourets l'un en face de l'autre, riant et mettant au défi un ivrogne. L'assemblée entoure les deux hommes. Un presque silence se fait. L'homme rieur fixe l'autre droit dans les yeux. Il est droit comme un i. Il ne bouge plus. Deux malabars le saisissent. Ils soulèvent et posent l'homme bûche entre les deux tabourets. La nuque sur le dossier de l'un, les chevilles sur le dossier de l'autre. Il est raide. La gitane passe en limbo dessous. Les hurlements reprennent.

C'est chiant le métro à Paris.


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LA BONNE IDEE

Merci Verbatim pour cette fantastique idée de fabriquer des cds vierges imprimés façon vinyls...

C'est juste dément. Achetez ici


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mardi 5 décembre 2006

LE PERE NOEL EST UNE ORDURE

Une galerie photos d'enfants effrayés par le père noël... ICI

Le plus drôle étant la gueule bien malsaine des pères noël...


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lundi 4 décembre 2006

BRANLETTE

Hier, sur le quai du métro ligne 10 station Mirabeau.

Une espèce de gros kéké attend à côté de moi. 26 ans peut-être, un peu obèse déjà, un bouc/moustache dégueulasse, les cheveux rasés, une veste Carhartt à capuche, un jean large à la coupe abstraite, des baskets à mi-chemin entre les AIRMAX et la pompe de skateur, des écouteurs dans les oreilles et biensûr la petite saccoche en bandouillère. De l'autre côté, une jolie fille avec son sac de sport. Un métro vide passe, il se lève croyant qu'il allait s'arrêter. Voyant qu'il se retrouve debout comme un con, il fait genre je fais un tour sur le quai. Il pense ne pas perdre la face, fait le gros dur, mais son mètre soixante cinq n'impressionne personne. Il me frôle, je déteste. Il mate comme un gros porc la nana au sac de sport. Je déteste. Je pense qu'il se trouve beau. Il reste debout lègèrement devant moi. Cette fois le métro est bien là. La fille entre en premier, s'installe sur un strapontin. Le tocard en deuxième et se poste pile en face d'elle. J'entre enfin, marche sur le pied du mec - "pardon" - et m'installe plus loin face à lui. Je le regarde faire. Pendant les 10 minutes du trajet, il n'arrête pas de la fixer. Dans ses yeux je vois du désir mélangé à de la frustration. Beaucoup de fierté aussi, on se demande pourquoi. Au bout d'un moment, la fille n'ayant même pas remarquée qu'il était là, son regard se transforme un peu. Ca devient pathétique. Il devient implorant. "S'il te plait, regarde moi. Juste une fois..." Mais tu crois que quoi gros con? Que tu vas te taper une nana comme ça? Parce que tu vas la regarder avec ton plus minable regard de braise? Tu n'as toujours pas compris qu'elle se fait mater comme ça 200 fois par jour? Quelle prétention de ta part d'oser la regarder. Avec ta dégaine, tu ne devrais même pas être autorisé à sortir de chez toi. Ce soir, comme les précédents, tu regarderas un film de cul en te masturbant. Au mieux, tu iras aux putes le week-end prochain.

Dans certains pays, les mecs ne regardent pas avec insistance les filles dans la rue. Ils ne sifflent pas, n'aspirent pas de l'air en serrant les lèvres, n'emploient pas le mot charmante.


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dimanche 3 décembre 2006

GLAUQUE

Comme un dimanche. Quand il pleut le matin. Quand le vent est assez fort pour faire entrer des feuilles par ma fenêtre. Quand je perds mon temps sur msn, dans un bain ou un chat blanc sous la main. Glauque comme attendre des sushis dans un resto jap sombre et vide. Comme Mr Oizo qui remixe Jamelia. Mais surtout, le vrai problème du dimanche, c'est qu'il est suivi du lundi. L-U-N-D-I. Les lettres interdites. Quand j'entends le son produit par ces 5 lettres, j'ai des vertiges. Lundi, ça veut dire reprendre le chemin de ce boulot de merde. Rester encore une semaine assis sur cette chaise.

Résister.


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JE T'ENFONCE MON CRUCIFIX TU SAIS OU

Soirée Prêtre & Catin chez A.

Environ 100 personnes dans 70 m². Le contrôle est perdu.


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samedi 2 décembre 2006

THREE NINE SIX NUMBERS OF THE BEAST

On peut manger des pâtes à la sauce tomate sur un coin de table puis l'instant d'après se retrouver au volant d'une porsche qui hurle sur le boulevard de Grenelle. Avoir le cul qui flotte dans un treillis camouflage et la minute suivante avoir le cul moulé dans un skinny. Apprendre que certains mecs que je croise sont des tapins à 100€ la passe. Une pupute du 16ème ne sucera jamais autre chose qu'une chupa chups ou que la queue d'un nappy. Une mannequin par contre, pour aspirer quelques grammes de cocaine est prête à pomper quelques millilitres de sperme à genou dans les chiottes. Etait-ce toi, Chloé, meilleure amie de Pauline? Si c'était toi, tu as grossi mais tu es toujours baisable. Une pupute de Bastia qui essaye de devenir une pupute de Neuilly. C'est sans doute ce que l'on appelle l'ascension sociale. Toujours autant de gays, mais quand même plus de filles que d'habitude. Belles. Il y a un mois, je me serais levé et je serais allé demander à cette grande brune que tout le monde regarde pourquoi elle me regarde. C'est parce que je suis le seul hétéro. Ah non, pas ce soir. Ce petit morveux glisse sa langue dans la bouche de la blondasse. J'ai un flash, je vois un Basset de Westphalie monter sur un Lévrier Afghan. Je suis mal habillé ce soir. Je n'aime pas ce pull. Quelle est la probabilité pour que quelqu'un que je connaisse passe en voiture devant moi pendant les 10 minutes où j'attends un taxi rue de Rivoli à 2H30 du matin?

Il y a parfois des miracles...

Bande son second degré qui me rappelle mon adolescence.


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