Ce matin, je me réveille au salon de l'étudiant, porte de Versailles, Hall 2.1. J'y reste de 8H30 à 10H05. Au début seul parmi les prospectus, les plv et la moquette trop rouge, je vois petit à petit affluer ce que la France compte de mieux en matière de cul. Un flot ininterrompu de culs qui circule, s'infiltre entre les stands. On ne peut plus rien faire, on assiste, désoeuvré, au tsunami de la fesse.

Lycéennes, étudiantes, jeunes commerciales, 16-35 ans, le panel parfait. Un jean délavé, un slim noir, un pantalon de tailleur, tant d'emballages hétéroclites au but identique : se distinguer, nous faire bander. En face de moi, l'étudiant du stand de l'orientation déjà en train de trépigner, ses ongles s'enfonçant de plus en plus dans le bois de son pupitre. De l'autre côté, sur un stand informatique, la bave s'accumule sur un coin de lèvres, une goutte perle chaque fois qu'un petit cul passe.

Nul doute qu'il va s'en vendre de la formation...


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