jeudi 31 mai 2007

L'ESPRIT D'HENRY FORD

Dix ans qu'elle dormait dehors, devant la maison. Même les chats ne levaient plus la patte sur elle. Et là, à trois semaines de mon retour, alors que j'allais en avoir besoin, des batards la volent.

Impossible que ce soit le hasard. Je devais me tuer en roulant avec cet été. Et quelqu'un n'était pas d'accord avec ça. Quelqu'un veut que je passe l'été.

Alors je vais le faire. Avec panache même. En hommage à elle, à Henry et à Michael Knight.

Musique : DU LOURD!


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mardi 29 mai 2007

FOURMIS A GROS BOULE

Hier soir, j'ai bouffé une fourmi colombienne grillée, appelée Hormigas Culonas, c'est à dire fourmi à gros cul. 2 centimètres de funiculus, de mandibules, de tergite, de propodeum, d'occiput et d'autres merdes dégueulasses. Seules les pattes posent problème. Elles grattent et se plantent dans ton palais. Les demi bouteilles de Martini et de vin rouge avalées avant ont parfaitement rempli leur rôle. Lubrification de l'oesophage et perte de la notion du beau, du bon. Finalement, manger un insecte c'est comme baiser une moche. Le rejet est seulement psychologique, car en pratique, le goût et la sensation sont les mêmes qu'avec une chips ou une belle fille.

Enfin, je me comprends...


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samedi 26 mai 2007

UN PEU DE SAVOIR VIVRE

Extrait d'un manuel scolaire catholique d'économie domestique. J'ai été ému aux larmes en le lisant. Je suis définitivement un grand nostalgique...

Ceci s'adresse à vous, mesdames.

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jeudi 24 mai 2007

AXEL PAHLAVI & SHOCK HORROR RECORDS

La peinture d'Axel Pahlavi est celle qui me touche le plus en ce moment. Et l'équipe du label Electro Shock Horror Records me semble une des plus prometteuse du moment. Notamment avec Alex Egan et Benedict x dont les mix sous l'enseigne SkullJuice font mon bonheur depuis quelques temps déjà.

Le jeudi sur le postit, c'est mécénat.

Musique : Shock Horror Records, Priapic Disco, Duh.
Peinture : Axel Pahlavi, Résurrection, 2006. Acrylique, huile, laque et aérosol sur toile. 140 x 180 cm.


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lundi 21 mai 2007

UN ZEST PERSONNEL

Je suis un emmerdeur insatisfait. Je suis comme la grande barre à Tetris, je suis chiant et difficile. Mais quand on sait me prendre, c'est génial.

Aurore dit qu'elle n'arrive pas à m'imaginer en train de chier ou de pêter. Je suis trop précieux parait-il. Pourtant, moi aussi je fais tout ça, et même plutôt bien.

Puis, je ne sais pas ce que je veux. S'attacher à moi, c'est comme la méthode contraceptive de la rondelle de citron : trop hasardeux.

Je suis de bonne humeur ce soir.

Musique : SMD, I Believe.


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samedi 19 mai 2007

POGO SOUS SOLEIL CHAUD

La mare de Nesquik contenue dans mon bol s'est mise à bouger. Quelques remous puis des glouglous. Une patte d'oiseau remonte à la surface et commence à flotter en tournant sur elle même. J'attrape mon épuisette pour la sortir mais elle se met à bouger. La patte communique. Elle me parle en langage des signes. Une vraie choré de natation synchronisée. Je comprends :

"bonjour connard, je suis la patte du goéland de Heermann que tu as buté au Beretta AL 391 au dessus de Santa Severa le 26 décembre 2004, et je vais te hanter toute ta vie."

Au même moment, à l'autre bout du monde, au large de Coogee, sous 32 mètres d'eau, Gaspard le requin tigre vient d'atteindre sa taille adulte. Il se prépare. A quoi? Nous l'ignorons...

Musique : Eskimo Joe, New-York, Teenager South of Houston rmix.
Photo : Jem Southam.


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vendredi 18 mai 2007

JOUE AVEC TES WAYFARERS

Je ne pouvais pas ne pas vous montrer cette pub virale de Ray-Ban :


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mercredi 16 mai 2007

ARCHITECTURE SENTIMENTALE

Et soudain, dans la liste des petits bonhommes turquoises, apparait celui que je n'avais pas vu depuis plus d'un an. Celui qui me fait tachycarder, sourire et soupirer. Il est caché derrière un panneau interdit et la situation m'interdit de double cliquer dessus.

Elle fait le premier pas vers moi, celui qui m'autorise à lui parler, m'autorise à savoir ce qu'elle devient, à retrouver son français anglo-italien, à apprendre qu'elle est architecte, et qu'elle part vivre et travailler à Barcelone.

Sa vie va changer au même moment que la mienne et ces retrouvailles virtuelles ne peuvent être rien d'autre qu'un " je te pardonne, au revoir Rémi."

Il va falloir boucler.

Musique : Frankie Knuckles and Jamie Principle- Your Love
Photo : Olaf Weltman.


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mardi 15 mai 2007

COMPTE DANS TA TETE S'IL TE PLAIT

Ouai parce que là, je n'arrive pas à me concentrer. J'ai perdu le fil, espèce de raclure. Phil Jackson ouai. Bulls-Blazers 1992 NBA Finals : 4-2. Game 2, Scottie Pippen, balle en touche, ligne de fond. Personne à qui faire la passe. Un Blazer devant lui, de dos, penché en avant, concentré en D-fense. Il lui jette la balle sur le dos, la récupère et part au dunk tout seul. Le Chicago Stadium debout. 17 317 places assises, mais debout. Compte-les.

Chicago Bulls, Michael Jordan, Jordan, Chris Jordan le photographe. Il compte comme MJ enfile les perles. Il accumule en Arman fois mille (avec Adobe Photoshop) et ça fait zézir je trouve. Enfin, moi j'aime bien.


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dimanche 13 mai 2007

TU VIENS M'AIDER A DEMENAGER AVEC QUELQUES COPINES ?

Parait que les déménagements servent au moins à une chose; à part te niquer le dos et te faire perdre la caution du camion de location; c'est à reconnaître de manière claire et définitive tes vrais amis. Ceux sur lesquels tu peux compter. C'est vrai que ça ne motive pas énormement : "viens porter 2350 kg de livres et de meubles, dimanche, puisque tu ne fais rien..." C'est moins stimulant que : " viens porter mes copines russes et boire de la vodka, dimanche, puisque tu ne fais rien..."

Mais il faut voir le bon côté des choses. Personne n'est à l'abris d'un déménagement. C'est le genre de truc affreux qui peut vous tomber dessus du jour au lendemain, sans crier garde. Donc si tu aides, tu multiplies tes chances d'être aidé en retour. Et ça, c'est très important, surtout si tu joues du piano ou si tu aimes les meubles en chêne massif.

Dorénavant, au moment où vous enverrez votre préavis de congé à votre propriétaire, pensez à :

1. Vous inscrire au club de rugby du coin et vous faire copain avec toute l'équipe très rapidement.
2. Niquer une des caissières du Casino de votre quartier : "ça m'exciterait beaucoup que l'on fasse ça sur une dizaine de cartons ce soir ma chérie..."
3. Communiquer avec la copropriété : "vous êtes sûrs qu'il n'est VRAIMENT pas possible d'installer un ascenseur en trois mois?"
4. S'inquiéter pour le camion du voisin : "Avec Sarko qui est passé, tu devrais descendre ton camion à Marseille quelques semaines avant que quelqu'un ne le brûle..."

Au Canada, tout le monde déménage en même temps, le même jour. Les trottoirs sont encombrés par les meubles, les gens s'aident, c'est la fête, c'est l'éclate!

Ok, ils sont cons. Nous, Français, Nous savons reconnaitre les activités agréables MIEUX que quiconque. Et ce n'est pas en déménageant que l'on va prendre son pied. Mais peut-être existe-t-il un compromis? Une façon amusante de déménager? A part bourrer 1 carton sur 5 de trucs très très lourds et observer l'expression de visage du déménageur qui vient de se déchirer le muscle dorsal en soulevant le carton piégé avec empressement, je ne vois pas... Peut-être avez-vous des idées?

PS : si vous cherchez de l'électroménager à prix canon, de la literie à prix exceptionnel ou si vous avez un camion, vous pouvez me contacter par email. Les deux filles de la photo sont les copines qui doivent m'accompagner pendant le voyage jusqu'à Aix...


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mardi 8 mai 2007

LA BETE

Les jours fériés, j'aime bien les gaspiller.

J'en profite toujours pour sublimer l'inactivité, pour ériger la glande en mode d'expression. Esthétique de l'étalement, élégance du vautré et jouissance végétative. Avec délectation, je me transforme en merde rampante de canapé.

Un bain le matin. Environ deux heures dans l'eau chaude, juste assez pour perdre le toucher le reste de la journée. Mes mains de 90 ans tournent les pages d'un livre quelques instants, puis je tombe sur le téléfilm de M6. Au moment où je m'apprête à zapper, ils découvrent une griffe de 20 cm plantée dans un canot pneumatique. Forcément, je reste. Apparemment, un calamar géant menace un village de pêcheurs aux Etats-Unis. Faudra quand même deux fois 105 minutes au réalisateur pour développer l'intrigue. Ils butent un gros calamar à la fin du premier épisode, mais ce n'est que le bébé. Il fait déjà 20 mètres de long, du coup ils flippent un peu en imaginant la gueule de maman. Finalement, ils crament le monstre accroché au bateau et se sauvent en hélicoptère. Fin, générique. Une sensation de vide un peu, l'ennui qui pointe, et puis non, M6 assure grâve, SOS Fantômes 2 va commencer. Je me détends et profite des coulées de slime en grignotant des choco BN. Quelques brillantes réflexions entre deux comas cathodiques, Sigourney Weaver était vraiment très séduisante malgré son grand châssis osseux. Bill Murray est vraiment un acteur très drôle avec une peau très dégueulasse. C'est vraiment n'importe quoi la statue de la liberté qui marche dans NYC. Mon téléphone me ramène à la vie réelle.

Quand je raccroche, il fait déjà un peu nuit, j'évite la nouvelle star avec mon gros orteil (je n'ai pas de télécommande), et me retrouve dans un train au Vietnam. 7 heures pour faire 300 km. Sur des bancs en bois. Sans climatisation. 36 degrés. Je prends donc avec philosophie les quelques miettes de BN qui me démangent la nuque. Dehors, le vent souffle. J'aimerais qu'il souffle aussi dans ce train parce que ça doit sérieusement chlinguer.

Le plaisir de manger une pizza zéro effort Domino, en parlant de cul au téléphone avec mon meilleur ami. On prépare une très très grosse soirée dans la nouvelle maison de ses parents, à Aix, en septembre. Tous nos amis au bord de la piscine entre la Sainte Victoire et mon fichier mp3.

Photo : Adam Broomberg & Olivier Chanarin.


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lundi 7 mai 2007

QUEL BEAU FOUTAGE DE GUEULE

Il n'y a pas eu d'élection hier. Tout était plié depuis longtemps. Tout ce qui s'est passé ces derniers mois ne servait à rien, à part occuper les français, vendre des journaux et de l'espace publicitaire à la tv, et appliquer le suffrage universel si cher à notre pays.

A 15 heures, place de la Concorde, une ambiance de hold up règne déjà. Personne ne doute de la victoire de Sarkozy. Le Crillon est en train de se transformer en poste avancé pour les journalistes. Parce qu'il propose une vue imprenable sur la Concorde ou parce qu'il est l'hôtel dans lequel Nicolas a ses habitudes? Je rejoins des amis aux tuileries. Amis à carte bancaire très sombre, vivant à Neuilly, dont les relations et la situation donnent accès à certaines informations. Je n'en crois pas mes oreilles. "Ben ouai, tu n'es pas au courant?!" C'est réglé. Nicolas est président. Il est 16H30. En Suisse, les médias donnent le même son de cloche.

Vers 19h00, on sait déjà que Ségolène doit parler en premier. Autrement dit : elle a perdu. PPDA n'a qu'une seule crainte, c'est quelle parle trop tôt (avant 20H00) et brise le fabuleux suspens si bien entretenu par tout ce petit monde (ça laisse quand même sous-entendre qu'elle serait assez conne pour faire ça). Candidate de paille à de fausses élections, Ségolène a laissé la veste sombre à la maison et opté pour un de ses magnifiques tailleurs de nunuche, vous savez ceux qu'on ne souhaite évidemment pas voir à l'étranger représenter la France. Elle aura vaguement eu une stature présidentielle le soir du débat, mais maintenant il est temps de se remettre en mode passif, figuratif, fataliste. Nicolas la remerciera d'ailleurs dans son discours. Elle a bien bossé. Elle a bien tenu son rôle de candidate du second tour, parfaitement enthousiaste, entretenant formidablement le suspens pour donner l'illusion d'élections véritables, mais quand même pas assez crédible pour l'emporter. Du sur mesure!

Il y a deux semaines, je prenais un verre avec un ami chinois. J'apprennais qu'en Chine le gouvernement bosse depuis longtemps avec l'idée que Sarkozy va être président. Ils détestent Sarkozy car trop américain, mais les affaires restent les affaires. Tout est déjà prêt pour accueillir Nico. Lorsque Ségo est allée là-bas, c'est le numéro 3 qui l'a reçue. En 2004, lorsque Nico y est allé, c'est le président qui l'a reçu (voir).

En Chine, ils connaissent les résultats de l'élection depuis 2004...

Je suis en admiration devant le travail accompli par Nicolas Sarkozy. Un long travail de fond assez impressionnant. Une campagne d'un professionnalisme indéniable. Je ne suis même pas déçu par le résultat, étant plutôt de droite. Je ne peux pas me permettre de contester quoi que ce soit car je n'ai même pas voté. Je suis juste attéré par l'aveuglement de la majorité des français et choqué par le foutage de gueule galopant des médias. Un pays en toc.

Mais peu importe, le véritable enjeu n'est pas là. Ce matin, il faut plutôt se demander qui arrivera en premier à pénétrer l'un des deux vagins les plus courtisés d'Europe. Car depuis hier soir, la valeur sur le marché de la pouf' des deux belles-filles de Sarko a complètement explosé. Il sera également pertinent de parier sur la quantité de pouf qui goutera à la queue de Pierre Sarkozy pendant cinq ans. Là est l'intérêt général.


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dimanche 6 mai 2007

SUUURPRIIIIISE!!!

Musique : Jacknife Lee, Making Me Money Switch Mix.


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vendredi 4 mai 2007

UN PEU DE GOMME LA BAS, BIENTOT CHEZ NOUS

Distribution générale de gommes en Californie, lors d'un rassemblement contre une réforme des lois sur l'immigration. La police n'a pu s'empêcher de faire profiter à la foule de la précision de ses flashballs. Une foule pacifiste venue protester en famille, profitant des concerts improvisés et du beau temps. La manifestation s'est donc transformé en jogging et cache-cache géant à travers la ville. Un déploiement impressionnant de forces à l'américaine, avec hélicoptère et SUV king size. On a pu assister à de très belles scènes du type "je pousse mémé et les enfants avec le tonfa", "je jette à terre une journaliste et piétine son caméraman" etc... Du grand art qui embête un peu le chef de la police de Los Angeles...

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mardi 1 mai 2007

UN RATIO CONFORTABLE

22 filles et moi. Pas la moindre trace d'une autre paire de couilles dans les environs. Je suis un peu pris à la gorge par le fort taux d'œstrogène en arrivant, mais la sérénité d'être sans concurrence me gagne rapidement. La soirée est douce dans cet appartemment avec jardin en plein coeur de Paris, entouré de 44 ovaires dans la fleur de l'âge. De 24 à 27 ans, un niveau esthétique globalement bon, deux trois têtes qui sortent du lot, et deux trois paires de seins qui me font perdre Arlette Chabot du regard.

Je me tiens dans un coin de la pièce, discret. Elles ont de toute façon remarqué ma présence, ma soeur ayant pris le soin de me faire faire un tour de piste. Le mors serrait un peu, mon sourire était douteux.

La rotation organisée commence. Une phase d'approche douce et disciplinée. Chacune vient me faire la conversation quelques minutes avant de laisser sa place à une autre. Certaines s'oublient un peu et restent. Je garde près de moi, en posant une question de temps en temps, celles avec qui je peux échanger, ou celles dont la vue me plait. On parle de Paris, d'appartement, de boulot, de mariage, de peinture, de cheveux, de bougies. C'est gentil comme tout. Ne voulant pas briser cette harmonie, pleinement conscient de la politique de ma soeur à propos de ses copines et moi, je rentre tranquillement vers 23h, sans faire de vague.

Un monde de femmes, peut-être bientôt dirigé par une autre.

Musique : Mike Rogers, Just a Story.
Photo : Britney Spears with flowers.


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