Les américains, toujours à la pointe en matière de jurisprudence, retiennent en ce moment leur souffle en attendant le jugement de Michael Vick, quaterback star des Atlanta Falcons, qui aurait été très très méchant avec le meilleur ami de l'homme : le chien.

Effectivement, ce bon vieux Michael semble avoir développé une certaine haine du canidé qui se traduit chez lui en organisation régulière de combats de chiens dans sa résidence ou encore mieux, en abattage de chiens. Il aurait ainsi torturé et tué avec ses potes une petite dizaine de clebs. Certes, être assez con pour arriver à butter un chien qui n'a rien fait n'est pas donné à tout le monde. Certes, Michael aurait dû aller chez le psy plutôt que d'essayer d'oublier seul le jour de ses 12 ans, lorsque Brutus, le bichon maltais de sa voisine, s'est accroché avec férocité à sa testicule droite pour ne la relacher que 15 longues minutes plus tard devant tous les enfants du quartier. Mais quand même. L'affaire fait grand bruit aux States et le pauvre quaterback a déjà été fusillé sur la place publique. Tout le monde crache sur lui, sa carrière d'athlète est menacée et ses coéquipiers s'entendent déjà avec les defensive tackles des autres équipes pour briser tous ses os à la première occasion. Certains journalistes un peu moins cons que d'autres commencent à dire qu'il vaut donc mieux violer ou battre une femme plutôt que de torturer un pit bull. Dans le sport US, on ne compte donc plus les affaires de viol ou de violence, par contre on est très pointilleux concernant la sécurité des animaux.

Quelque part ça me rassure de voir que la connerie extraordinaire qui s'installe le long des stades est universelle.

Photo : cuteoverload.


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